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Avocat : comment être recommandé par ChatGPT et les IA

Robots d’IA, pages par situation, honoraires, règles du RIN : la méthode pour qu’un cabinet d’avocats soit cité par ChatGPT, Perplexity et les aperçus IA de Google.

Votre cabinet est-il cité par ChatGPT ? Vérifiez-le gratuitement en quelques minutes. Lancer l’audit gratuit

Pour qu’un cabinet d’avocats soit recommandé par ChatGPT, il doit être lisible par les robots d’IA, répondre sur son site aux situations concrètes de ses futurs clients (licenciement, divorce, bail commercial, création de société) et présenter les mêmes informations partout sur le web. Le tout dans le cadre des règles de communication de la profession, qui sont plus souples qu’on ne le croit mais très précises sur certains mots.

L’essentiel à retenir

  • Les prospects décrivent leur problème à l’IA (« licencié pour faute grave, que faire à Nantes ? ») au lieu de taper « avocat Nantes ».
  • L’IA cite les pages qui répondent à cette situation précise, avec la démarche, les délais et le coût.
  • Une page par situation traitée vaut mieux qu’une liste de « domaines de compétence ».
  • Le mot « spécialiste » est réservé aux titulaires d’un certificat de spécialisation du CNB ; les domaines d’activité dominante sont limités à trois.
  • Afficher ses modes de calcul d’honoraires est autorisé, et c’est l’une des questions les plus posées aux IA.

Pourquoi vos futurs clients demandent-ils un avocat à ChatGPT ?

Parce qu’un problème juridique se raconte mieux qu’il ne se tape en trois mots. Un salarié qui vient de recevoir une convocation à un entretien préalable ne cherche pas « avocat droit du travail ». Il écrit : « je suis convoqué à un entretien préalable à licenciement à Nantes, est-ce que je dois prendre un avocat et combien ça coûte ? ». Les assistants conversationnels sont faits pour ce type de question.

Leur réponse explique d’abord la situation, puis oriente vers un professionnel en citant quelques sources. Les fiches de service-public.fr occupent souvent la partie explicative. La partie « vers qui se tourner » est plus ouverte : elle revient aux cabinets dont le site décrit précisément ce cas, dans cette ville. Peu de sites d’avocats le font, ce qui laisse de la place à un cabinet bien préparé.

Comment ChatGPT choisit-il les cabinets qu’il cite ?

Quand ChatGPT fait une recherche web, il interroge un index de pages, retient les passages qui répondent le mieux à la question et privilégie les sources qu’il juge fiables. Pour un cabinet d’avocats, trois éléments font la différence :

  • Un passage qui répond seul : un paragraphe qui explique ce qui se passe après un entretien préalable, en combien de temps, et ce qu’un avocat peut faire à ce stade.
  • Un auteur identifiable : l’avocat qui signe, son barreau, sa date de prestation de serment. Le droit fait partie des sujets où les moteurs exigent le plus de fiabilité.
  • Une cohérence externe : même nom de cabinet, même adresse et mêmes domaines d’activité sur le site, la fiche Google, l’annuaire du barreau et LinkedIn.

Google applique la même logique à ses aperçus IA : sa documentation précise qu’il n’y a pas d’optimisation spéciale à faire au-delà d’une page indexable et utile. Le fonctionnement général est détaillé dans notre guide sur l’optimisation pour les LLM.

Votre site est-il lisible par les robots d’IA ?

Avant de produire du contenu, vérifiez que les robots peuvent le lire. Beaucoup d’hébergeurs activent par défaut une protection anti-bot qui laisse passer Google mais bloque OAI-SearchBot (ChatGPT) ou PerplexityBot. Le site existe alors pour Google et pas pour les IA.

Deux contrôles suffisent : ouvrir votre-cabinet.fr/robots.txt pour vérifier qu’aucune règle Disallow: / ne vise ces robots, puis demander à l’hébergeur si un pare-feu applicatif filtre les visiteurs automatisés. La liste des robots à autoriser et les réglages sont détaillés dans notre article sur le robots.txt et les robots d’IA. Vous pouvez bloquer GPTBot, qui sert à l’entraînement des modèles, tout en laissant passer OAI-SearchBot, qui sert à la recherche.

Quelles pages créer pour être cité ?

Une IA cite une page qui correspond à la situation décrite. Il faut donc partir des problèmes que vos clients vous apportent réellement, pas de l’intitulé de vos matières :

  • Par situation : « Licenciement pour faute grave : que faire dans les 15 jours ? », « Divorce par consentement mutuel à [ville] : étapes et coût », « Rupture brutale d’une relation commerciale », « Loyers commerciaux impayés : quelles options pour le bailleur ? ».
  • Par profil de client : salarié ou employeur, particulier ou dirigeant, bailleur ou locataire. La même question n’appelle pas la même réponse.
  • Une page honoraires qui explique la convention d’honoraires, les modes de calcul (forfait, temps passé, honoraire complémentaire de résultat) et donne des exemples si vous le souhaitez.
  • Une page par avocat avec barreau, date de prestation de serment, langues parlées, domaines d’activité dominante et, le cas échéant, certificat de spécialisation.
  • Une page « Le cabinet » avec l’adresse, l’accès, l’acceptation ou non de l’aide juridictionnelle et la zone d’intervention.

Ces pages n’ont pas besoin d’être longues. Elles doivent être exactes, datées et signées. Si une IA donne déjà une information fausse sur votre cabinet, notre article sur les erreurs des IA sur une marque explique comment la corriger à la source.

Comment rédiger une page qu’une IA peut reprendre ?

En donnant la réponse avant l’explication. Comparez deux ouvertures pour une page sur le licenciement :

Avant : « Notre cabinet met son expertise au service des salariés confrontés à des situations difficiles. »

Après : « Après un licenciement pour faute grave, vous disposez de 12 mois pour saisir le conseil de prud’hommes afin de contester la rupture. Un premier rendez-vous permet de vérifier la procédure suivie et la réalité des faits reprochés. »

La seconde version contient une information vérifiable, un délai et une étape concrète. C’est le type de passage qu’une IA reprend. Quelques règles :

  1. Un titre en forme de question par section, formulé comme le client la pose.
  2. La réponse dans les deux premières phrases, les nuances ensuite.
  3. Les références utiles : article de loi, délai, juridiction compétente, avec la date de mise à jour de la page.
  4. Un avocat signataire, avec son barreau.
  5. Une FAQ en bas de page, balisée avec les données structurées Schema.org.

Une page d’information ne doit pas devenir une consultation : restez général, et invitez à un rendez-vous pour l’analyse du dossier. La méthode complète est dans notre guide sur la rédaction d’articles cités par les IA.

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Quels signaux comptent en dehors de votre site ?

Les assistants recoupent leurs sources. Trois adresses différentes ou trois intitulés de cabinet différents rendent l’information incertaine. Vérifiez la cohérence de :

  • La fiche d’établissement Google : nom exact du cabinet, adresse, horaires, catégorie « Avocat », lien vers le site.
  • L’annuaire de votre barreau et l’annuaire national du CNB, où figurent les avocats inscrits.
  • Les annuaires et plateformes tiers : un avocat peut figurer dans tout annuaire. La Cour de cassation a admis en 2017 que des sites tiers comparent ou notent les avocats, à condition d’informer de façon loyale et transparente.
  • LinkedIn : la page du cabinet et les profils des associés, avec le même nom et la même ville.

Que permettent les règles de la profession ?

La publicité personnelle et la sollicitation personnalisée sont autorisées depuis 2014 (article 3 bis de la loi du 31 décembre 1971), dans le cadre du code de déontologie des avocats et de l’article 10 du Règlement intérieur national (RIN). Le CNB les résume dans son vade-mecum de la communication. Les points qui concernent directement votre site :

  • Information sincère : pas de publicité mensongère ou trompeuse, pas de mention comparative ou dénigrante. La communication identifie l’avocat, son barreau et sa structure d’exercice.
  • « Spécialiste » est réservé aux titulaires d’un certificat de spécialisation délivré par le CNB. Sans certificat, on parle de domaines d’activité dominante, trois au maximum, fondés sur une pratique effective et habituelle.
  • Nom de domaine : il doit comporter le nom de l’avocat ou la dénomination du cabinet, éventuellement suivi ou précédé du mot « avocat ». Un nom générique du type « avocat-divorce-lyon.fr » est interdit, comme le rappelle le Barreau de Paris.
  • Déclaration à l’Ordre : l’ouverture ou la modification substantielle du site doit lui être déclarée sans délai.
  • Pas de bannière publicitaire pour des tiers sur le site du cabinet.
  • Médiateur de la consommation : ses coordonnées doivent figurer de façon visible sur le site.
  • Secret professionnel : pas de nom de client ni de dossier reconnaissable.

Ce que les IA récompensent (des réponses exactes, sourcées, signées) correspond à ce que ces règles demandent. En cas de doute sur un contenu, la commission de déontologie de votre barreau reste l’interlocuteur de référence.

Comment savoir si ChatGPT vous recommande déjà ?

En posant les questions de vos clients, comme eux. Ouvrez ChatGPT, Perplexity et Google en navigation privée et testez une dizaine de demandes réalistes :

  • « Je suis licencié pour faute grave à [ville], quel avocat me conseilles-tu ? »
  • « Combien coûte un divorce par consentement mutuel avec avocat à [ville] ? »
  • « Mon locataire commercial ne paie plus, quel avocat contacter à [ville] ? »

Notez si votre cabinet est cité, à quelle place, et quelles sources apparaissent. Refaites l’exercice chaque mois : les réponses varient, c’est la tendance qui compte. Le trafic envoyé par ces outils se suit dans Google Analytics, comme l’explique notre guide sur la mesure du trafic venu des IA. Pour gagner du temps, l’audit gratuit de Skribiz pose ces questions aux principaux assistants et vous montre quels cabinets sont cités.

Un plan d’action sur 30 jours

  1. Semaine 1 : vérifier le robots.txt et la protection anti-bot, mettre à jour la fiche Google et l’annuaire du barreau, contrôler la mention du médiateur.
  2. Semaine 2 : faire le test des dix questions et noter qui est cité à votre place.
  3. Semaine 3 : écrire deux pages sur les situations les plus fréquentes du cabinet, réponse en tête, avec FAQ balisée. Si vous manquez de temps, un outil comme Skribiz peut rédiger et publier ces pages à partir de vos informations, que vous relisez avant mise en ligne.
  4. Semaine 4 : publier la page honoraires et les pages avocats, déclarer les modifications à l’Ordre, puis refaire le test.

La même méthode appliquée à une autre profession réglementée est détaillée dans notre article pour les experts-comptables.

Questions fréquentes

Un avocat peut-il faire de la publicité sur son site ?

Oui. La publicité personnelle est autorisée depuis 2014, à condition que l’information soit sincère, ni trompeuse ni comparative, et que l’avocat soit identifiable. L’ouverture du site doit être déclarée à l’Ordre.

Peut-on écrire « avocat spécialisé en droit du travail » sans certificat ?

Non. Les mots « spécialiste » et « spécialisé » sont réservés aux titulaires d’un certificat de spécialisation du CNB. Sans certificat, on peut indiquer jusqu’à trois domaines d’activité dominante.

Un avocat peut-il afficher ses honoraires en ligne ?

Oui. Rien n’interdit de présenter ses modes de calcul ou des exemples de forfaits, tant que l’information est exacte. Une convention d’honoraires écrite reste obligatoire pour chaque dossier.

Combien de temps faut-il pour être cité par une IA ?

Il n’y a pas de délai garanti. Une fois les pages publiées et accessibles aux robots, comptez plusieurs semaines pour qu’elles soient explorées. Mesurez l’évolution chaque mois avec les mêmes questions.

Demandez à l’audit ce que les IA disent de vous.

On pose les questions de vos clients à ChatGPT, Perplexity et Gemini, et on vous montre qui ils citent, et pourquoi pas vous. Gratuit, résultat en quelques minutes.

Vos articles, écrits pour être cités.Skribiz rédige et publie sur votre WordPress des articles pensés pour Google et les IA.

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